PARFUMS DE CRAIE
 
 
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En 1985, Yves Abadie publie son premier livre, un recueil de poèmes intitulé "Parfums de Craie".
          Au gré des pages, sa plume s'invente des cheminements profonds comme des flaques d'encre. Ses déambulations graphiques nous mènent dans les dédales de la vie quotidienne : il dit des mots "sourire", il dit des mots "tendresse", il dit des mots "tristesse".
          Au revers des syllabes, il nous offre une poésie frangée de l'écume des foules. Elle nous appartient.
         Essayons de le suivre au fil des démesures qui déboitent ses pas. Une complicité de vagabondage est trop rare pour la refuser.  
         
Quelques rares exemplaires sont encore à ce jour disponibles. Voir modalités à l'Accueil...
 

 
 
            Au fil du recueil, vous rencontrerez des poèmes, parfois des poèmes très longs avec une versification. D'autres textes très brefs, des itinéraires, des visages qui passent en vitesse, comme çà...           Il y a aussi un côté photographique dans tes mots : entre deux coups de déclencheur il y a des mots qui passent.           Autrement, il y a des points plus aigus, quelques fines lames qui se croisent et puis il y a des lames tout à fait dérisoires, une volonté de se moquer de soi-même, un humour qui se retourne contre toi. En tout cas, il y a un refus de se prendre au sérieux. (...)
  
 
 
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Commande                    “ PARFUMS DE CRAIE”
Prix  : 12,00 euros      


 

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                     Frais de port                   6,00   euros / livre
          
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 ……. exemplaire(s) du livre              

 

 
 
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                                      Yves ABADIE
                                      65  rue de l'Eglantine
                                      65800 AUREILHAN
 
Règlement par chèque bancaire joint à l’ordre de : Yves ABADIE
 Article envoyé dès réception du chèque.
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* Pour les autres titres de l’auteur retourner à l'Accueil
                      *"Le Golf ou Petit Manuel à l'usage des amoureux de la petite balle"
                      *"Et si on se comptait les yeux..." suivi de "Pensées bêtaphysiques"
                      *"Pensées Bêtaphysiques : le Retour"
* Pour dédicaces, mettre le détail au dos du bon de commande. Merci.
 
 
EXTRAITS
Saturé de chagrin
J'ai trop froid en demain
Une rencontre est un désespoir
Qui fait naître l'adieu
Si la nuit est trop froide
Si la nuit est trop fade
Prépare-toi une bouillotte poivrée
La belle au bois dormait
Et le prince charmait
Toutes les belles filles qui passaient à côté
 Pyrénées,                      

Cascade de dentelle
Figée dans un élan
Qui s'éreinte et s'attise
Dans sa gaine d'iris
Pour éclater sans rage (soudain)
Somptueuseétincelle
Nénuphar des alpages (aérien)

Pyrénées Pyrénées
J'ai mal de tes sommets
J'ai soif de tes brouillards
Qui plongent mes pensées
Dans un sombre cafard

Ta neige s'éternise
Au fond de mes pensées
Un sourire s'hérisse
Au coeur de mes regrets
Quand je revois l'enfant
Qui parcourait tes flancs
Comme un ruisseau d'orage

Pyrénées Pyrénées
Je pleure nos parcours
Souvenir orageux
De nos amours frileux (furieux)
Qui résonnent toujours

L'écho a de l'accent
Ce même roulement
Que je lance parfois
Comme un cri irréel
Dans les dialogues plats
De la plaine qui pousse
Ses pointes qui s'épellent

Pyrénées Pyrénées
Mes rêves qui sommeillent
Embrumés de tendresse
Sur tes parois d'écaille
Sont des flocons qui blessent
Aujourd'hui je ressens
La fumée embaumée
Du feu qui éclabousse
La froideur de l'hiver
L'énorme chemine
S'embrase quelquefois
De mes pleurs solitaires

Pyrénées Pyrénées
Au fil des jours s'égrène
Mon ultime chagrin
Montagne ru es mienne
Chaîne je t'appartiens
Aimer,
C'est parfois accéder
Au profil à deux faces
Par quelle bouffonnerie
Me parlez-vous de la mort
A moi qui suis un hors-vivant?!?!?!
A Jim Morrison,                        


L'aube cercle la nuit d'une pâleur mortelle
Elle lui crie le jour comme un pleur de chandelle
Le noir s'unit sans joie aux gaités de lumière
Qui incendient le soir de leurs grossiers suaires

Les fantômes d'amour errent dans le brouillard
Ils chantent leurs malheurs sous la lune sans fard
Leurs espreits cherchent l'heure où chante le Lézard
Qui écaille ses pleurs sur les murs trop fuyards

J'aime les cris du coq qui pleure l'hirondelle
Au milieu du début comme une demoiselle
Qui recherche l'amour dans un vieux cimetière

Les croix suivent la lune elles fuient les couloirs
Où vont les religieux langoureux corbillards
Qui se lèvent très tôt pour enterrer l'espoir
 
Une plume s'endort dans l'air tiède du soir
Il n'est que 38 heures je n'essuie pas le noir

Qui coule sur la lune
Mes lèvres se déplument
Meurtries par ce duvet
Dont la clarté s'embrume

Epointée de rayons la lune
Dispersée
dans un noirâtre excès
Plante son désespoir
Dans mon crâne d'écume
C'est un pleur de poussières
Figé au fond des yeux
Un rayon de paupières
Azuré granuleux

Un sarcophage flou
Pétrifié par les pleurs
D'une folle fureur
D'un baiser qui se noue

Une empreinte qui cède
Sous le poids de l'oubli
Un écho endormi

Sur le bout de nos doigts
C'est un miroir sans ride
Une douleur sans voix
Je sais l'intensité
De tes frissons furtifs
Le hasard fugitif
De l'instant tourmenté

Je sais les vides vifs
De ces départs heurtés
Le grincement plaintif
De ces fuites hâtées

Tu sais l'atrocité 
Du souvenir captif
La douleur éclatée
De ces parfums nocifs

Tu sais l'immensité
Du pleur qui s'ébouriffe
L'épaisseur d'une griffe
La tendresse absentée
Reste encore un moment
Pose encore tes doigts
Sur mon visage froid
Protège-moi du sang
Qui m'agresse et étend
Sa rouille sur mes doigts
Tu es de ces blessures
Etourdies de trépas
Tu es de ces brûlures
Alourdies du fracas
De la douleur qui dure

Tu es de ces amas
Que l'horizon épure
Une écume de voix
Gonflée des déchirures
D'un infini qui ploie

Tu es un gel d'azur
Un pleur qui se débat
Au hasard d'une usure
D'un froissement de bras
Une odeur qu'on sussure

Tu es de ces éclats
Comme des écorchures
Sur le corps délicat
Du sommeil trop obscur
D'une onde qui se noie
Il était un matin
Deux corps sur un divan
Une brassée de cils
Les tenait réunis
Le soleil somnolait
Derrière les rideaux
Un buisson de chagrin
Poussait entre leurs mains
Comme un silence clos
Qu'un écho répandrait
Leur visage s'enfuit
Broussaille de profils
Vers leur enlacement
Il était un chagrin...
 
 A Dali,

La logique du paradoxal est une forme
d'hermétisme opposée à l'insensibilité.
C'est une forme d'hérésie naturelle
contraire coupable d'érection transcendentale
Un homme seul est un abri
Qui se disperse dans la nuit
Je te sais si profonde
Que ma main s'alourdit
Sur ton corps incendie
Comme un caillou dans l'onde 
 
Je retrouve parfois
Un cheveu d fumée
Collé à ton absence
Un souvenir brumeux
Ebouriffé d'errance
Un frisson aiguisé
De ces brouillards frileux
Qui s'égarent de pas
                             A Pierre, 

Il était solitaire
Il était mon ami
De ces fugueurs d'asphalte               
Qui brisent de leur halte
L'élan d'une cohue
Il était solitaire
Il était mon ami
Je ne le verrai plus                  
A tuer les fenêtres
On ne parvient jamais
Qu'à briser les reflets
Des élans à paraître    
             
J'ai respiré à fond
La tasse de bleuets
Que le garçon portait
Sur un plateau sans fond

Une saveur sautait
A travers les balcons
Qui s'éventrent de raies

Des chauves furibonds
Se vautraient au plafond
Pour cueillir des clartés

Des gens criaient en ronds
Des messages saignés
Par leurs larmes de craie


 
Le
rêve
est
un
endroit

s'oublie
le
mensonge
 
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